Gynécomastie : quels sont les risques et les complications éventuelles ?

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Publié le : 13 Avril 2017 à 10:39
Gynécomastie : quels sont les risques et les complications éventuelles ?

La gynécomastie désigne le développement anormal des seins chez l’homme. Elle peut être corrigée grâce à la chirurgie, mais expose de ce fait, le patient à des risques et d’éventuelles complications ou imperfections.

Risques et complications

Les complications relatives à la chirurgie de réduction mammaire chez l’homme peuvent être liées à l’anesthésie et à l’acte chirurgical lui-même. Même si les risques sont faibles, ils ne sont pas inexistants. Les complications les plus rencontrées prennent la forme de :

  • Un hématome : celui-ci devra être évacué ce qui nécessite une reprise chirurgicale urgente
  • Une infection : l’apparition d’infection post-opératoire est rare, mais lorsqu’elle survient, un traitement antibiotique associé à des lavages antiseptiques sera prescrit
  • Un épanchement séreux : s’il ne se résorbe pas automatiquement, des micro-ponctions peuvent être envisagées
  • Une nécrose de la peau : cela est très rare puisque la correction de la gynécomastie n’implique pas de décollement de la peau comme c’est le cas lors d’une réduction mammaire chez la femme
  • Des troubles de la sensibilité : la poitrine devient insensible dans les premières semaines, mais cela s’atténue peu à peu au fil des jours le temps que la repousse nerveuse se fasse
  • Une phlébite : elle est plus que rare puisque le patient se lève rapidement

Imperfections

A part les complications, des imperfections peuvent apparaître. On peut notamment citer :

  • Un surplus cutané : un retrait de cet excès peut être planifié, mais le patient se trouvera avec une cicatrice plus longue
  • Une concavité de l’aréole : cela est la conséquence d’une hypercorrection. On le remarque surtout suite à la correction d’une gynécomastie mixte lorsque le chirurgien s’est plus focalisé sur le retrait glandulaire que sur le retrait de l’excès graisseux par liposuccion
  • Une cicatrice chéloïde : cela est dû à une mauvaise évolution de la cicatrice. Pour y remédier, des injections de corticoïdes ou un traitement par pansement à base de silicone peuvent être envisagés, mais seulement au bout de plusieurs mois après l’intervention
  • Une apparition de nodules ou de zones creuses sous la peau : cela est généralement dû à la liposuccion. Pour y remédier, une hydratation locale associée à de réguliers massages est conseillé pour atténuer la surface devenue rugueuse